Dimanche 21 mars 2010
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Girafes de bois,
scorpions en bidons, éléphants en matériaux de récupération (poupées Barbies, petites voitures et bouts de ficelles moulés dans de la résine), c'est une drôle de parade animalière qui anime le
Parvis de La Défense, jusqu'au 3 avril.

C'est une création de la Compagnie Oposito, qui apporte ainsi de la poésie dans les rues depuis plus
de 20 ans avec ses spectacles et ses installations. Une belle façon d'accueillir le printemps de la jungle urbaine, entre les baobabs de verre et d'acier.
Par Crapotte
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Vendredi 19 juin 2009
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Dans mon périple indien à Paris, il est beaucoup questions de richesses. Non pas
celles qu'on amasse, ou qu'on rêve d'amasser, mais celles que chacun possède, et qui ne demandent qu'à s'épanouir. La question est d'actualité puisque la crise s'installe. Même les princesses saoudiennes ont des fins de mois difficiles, c'est dire!
Dans le magma économique actuel, les comptables ne savent plus à quels chiffres se vouer, à tel point que de grands économistes et professeurs d'université, sous la présidence du prix Nobel Joseph
Stiglitz, viennent de rendre leur pré rapport à la demande de notre Président pour réfléchir à un moyen plus subtil que le PIB
(produit intérieur brut) de calculer la richesse du pays. C'est en Anglais, c'est technique, mais c'est publique, et ça concerne tout le monde. Le débat est donc ouvert, et chacun peut par internet
ajouter son grain de sel, ou de riz, pour faire des propositions de mode de calcul.
Comme beaucoup, j'aimerais bien qu'on s'inspire du Bhoutan. Ce tout petit pays, coincé entre
l'Inde, le Tibet et la Chine, qui a découvert la télévision en 1999 et la République l'année dernière (grâce à des élections organisées par le roi lui-même!) semble avoir érigé la sagesse en modèle
politique. Depuis 1972, il a lancé le concept du Bonheur National Brut, le roi de l'époque décrétant que le bien être de ses sujets était le plus important pour lui. Depuis, le pays a donné la
priorité au développement de l'enseignement et de la santé. Le nombre d'enfants scolarisés a ainsi été multiplié par 10 en 15 ans…
OK, ils sont bouddhistes, ça aide. Et ça fait envie, aussi. Je ne sais pas si c'est mon tournage qui commence à me faire planer (l'encens est très présent, partout) mais voilà que je me prends à
imaginer ce que serait la France avec un indice élevé de Légèreté Intérieure Brute (LIB)…Et l'Harmonie Intérieure Brute (HIB), à votre avis, ça se calcule aussi?
Par Crapotte
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Jeudi 18 juin 2009
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08:28
Il faut que je vous raconte mon voyage. Depuis quelques jours, je suis en Inde, métro La
Chapelle. Je tourne un documentaire sur l'Inde à Paris, et j'arpente le quartier indien de long en large, à la rencontre de ces parisiens du bout du monde. Je rencontre des gens formidables,
souriants, chaleureux. Des hommes et des femmes qui ont quitté leur famille et leurs racines pour venir s'installer ici, soit pour fuire la guerre, comme les Sri Lankais, ou par amour de Paris et
des Français, comme les pondichériens, liés à la France autrefois par les anciens comptoirs. Je vous ferai partager mes découvertes comme ça, par bribes, et pour commencer, je vous emmène chez un
fleuriste minuscule et extraodinaire. La boutique est petite, elle ne paye pas de mine. C'est Hibiscus, 2
rue Perdonnet, dans le 10è. Dès le perron, une odeur de jasmin vous incite à entrer. Ce sont les colliers reçus le matin même de New Dehli. Ils arrivent par avion trois fois par semaine, sagement
rangés entre deux couches de gel frais. Confectionnés la veille en Inde, ils s'en vont orner les cous des belles parisiennes et les chignons des indiennes. Mais au fond de la boutique, il y a
plus merveilleux encore : un Hindi de 63 ans, cheveux gris et gestes sûrs, assemble avec précision les fameux Maalais, ces
ornements de fleurs que les indiens portent pour toutes les occasions : mariages, fiançailles, enterrements, retrouvailles…Devant mon air émerveillé, Victor, le patron, un pondichérien charmant,
m'explique que les fleurs, chez lui, en Inde, sont présentes partout tout le temps. "On ne sait pas vivre sans les fleurs, ajoute-t-il, ce sont plus que des bijoux, elles nous servent à dire des
choses, à communiquer. Elles nous aident à vivre." Et avec un grand sourire de totues ses dents blanches, il m'offre une fleur de lotus, symbole de pureté, car c'est la seule à naître dans la vase et à s'épanouir hors de l'eau, dans l'air.
Par Crapotte
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